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un management humaniste tendu vers les clients

Ego

Il y a plusieurs aspects dans la mort d'un homme que l'on peut relier aux différentes formes de la force vitale que je dénomme vitaforce.

L'incroyable échafaudage de milliards de cellules constituées de milliards de particules est un extraordinaire château de cartes dont il n'est pas étonnant physiquement qu'au fil du temps des pans s'effondrent signant le vieillissement. A l'instant de la mort, cet assemblage n'est pas modifié instantanément et la vie continue un moment non plus au niveau global de l'individu qui a perdu son autonomie, mais à celui de ses organes et cellules avant qu'une autre forme de vie se nourrisse de ses restes : la vitabio poursuit son chemin sans souci de son support global. Le phénomène de la mort d'un homme ne semble donc pas être de nature physico-chimique : quelle différence y a-t-il entre un mourant et le même mort ? Seule la disparition de la vie animée les sépare.

La vie d'un organe continue, au moins un moment, puisqu'on peut en greffer un dans un autre corps où il perdurera. Il en est de même pour les cellules qui peuvent survivre in vitro dans une boite de Pétri (parce que structure plus simple qu'un organe, elle peut se contenter d'un environement plus rudimentaire ? ).

Il me semble que c'est la mystérieuse force vitale dans sa variante vitaperso qui s'arrête lors du décès d'un être vivant : pourquoi cesse-t-elle "d'animer" : c'est aussi peu évident que l'identification de sa source lorsqu'elle apparaît. Ce qui me parait clair est que la personne a cessé d'être.

On peut, évidemment, se demander ce que deviennent les autres formes de la vitaforce : vitaspir et vitamor … toutes affirmations à leur sujet sont indécidables : survivent-elles ? On entre alors dans le domaine des croyances qui varient selon les religions.

Le même genre d'énigme existe pour les végétaux : y a-t-il un moment où un arbre meurt ?

 

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